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Miroir en main, osez regarder votre sexe

7 months ago, Written by , Posted in Uncategorized

Si les hommes n’ont pas trop à se pencher pour regarder leurs organes génitaux, pour les femmes c’est tout une gymnastique. Mais regarder son sexe n’est pas un réflexe pour toutes. D’autres n’ont jamais eu la curiosité de le faire, par peur ou par dégoût. Trois femmes à travers leur métier ou leur initiative, décomplexent et lèvent le rideau sur notre sexe.

« Miroir, mon beau miroir, de quoi mon sexe a t-il l’air ? ». Non la belle-mère de Blanche-Neige n’a jamais dis ça. Mais vous, avez vous déjà regardé de quoi le vôtre avait l’air ? Dans l’ère de l’esthétique porno-chic, les sexes sont beaux. Dans les films pornographiques, les actrices dévoilent des vulves sans poils, lisses, où aucune imperfection n’aurait sa place. Pourtant, cette sexualité n’est pas celle de tout le monde. Mais le sexe fait vendre. Il est d’ailleurs devenu un objet marketing dans des salons et on ose même le présenter à des concours de beauté de vulve. Oui vous avez bien lu. Son créateur Brian Sloan a lancé cette compétition afin de commercialiser des sextoys qui auraient l’apparence des vulves gagnantes. Sauf que lorsqu’on découvre le podium, il y a un genre : lisses, blanches, les petites lèvres sont peu marquées, les grandes presque invisibles. Mais ceci est loin d’être la norme, si tant est qu’il y en ai une. « Toutes les vulves sont différentes, il n’y a pas de modèle standard », rappelle Cecilia Commo, sexologue et sexothérapeute. Pourtant, beaucoup de femmes ne savent pas à quoi ressemblent la leur.

Selon une étude menée par le laboratoire Terpan, spécialisé dans les préservatifs féminins et masculins, et le magazine SoWhat, une femme sur trois n’aurait jamais observé ses parties génitales. « J’ai des patientes qui découvrent leur vulve à 50 ans », rapporte la sexologue. Et lorsqu’elle conseille de prendre un miroir, d’écarter les cuisses et de regarder, ses patientes ont tendance à la regarder avec étonnement. Cecilia Commo rapporte que les réactions ressenties sont l’étonnement, la surprise « Ah bon il faut le regarder ? », demandent certaines. Mais avec un peu de dégoût quand même. La vulve serait laide. « C’est une drôle de façon de se percevoir de trouver son sexe moche. On ne peut pas le mettre de côté, lui donner de la considération c’est s’aimer ».

plaisir. « Il y a quelque chose de symbolique dans cette démarche. Avant on donnait son sexe, les femmes étaient la plupart du temps passives dans leur sexualité », explique t-elle.

clitoris, l’urètre. Et le regarder c’est bien. Le toucher, oser découvrir, c’est mieux. Et pour Cecilia Commo c’est être en phase avec soi-même. « Il faut apprendre aux femmes à écouter leur sexe », explique t-elle, il y a des femmes encore aujourd’hui qui se laissent pénétrer sans ressentir de plaisir. Alors elles ressentent de la douleur, des frustrations. » Regardez son sexe, le toucher, l’écouter, c’est essentiel pour savoir ce qui est possible ou non.

Médicalement parlant, toucher son sexe est aussi un moyen de dépister certains problèmes gynécologiques. La vulve, le périnée et les lèvres peuvent contracter des infections telles que le papillomavirus ou l’herpès. Palper sa poitrine est courant chez beaucoup de femmes, mais pour Cécilia Commo, c’est parce que les seins sont plus souvent montrés de manière décomplexé. Il est important de savoir de quoi ont l’air vos organes génitaux pour guérir ces problèmes. Et ne pas en avoir honte. Que l’on ait les petites lèvres qui dépassent des grandes, que nous ayons des poils, que les couleurs soient différentes, tantôt marron, tantôt roses. Alors, et si on se regardait plus souvent ?

Merci à Cecilia Commo, sexologue et sexothérapeute et à Laura Cherfi et Jennifer Genestier, fondatrices de Chahuteuses.

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Source : FemmeActuelle

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