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Sokhna Diarra (épisode 1)
Sokhna Diarra (épisode 1)
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Sokhna Diarra (épisode 2)
Sokhna Diarra (épisode 1)
 Enregistrer     Par Medina8776  |  Ma Bibliothèque  |  11  |  M'inscrire  | 
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Sokhna Diarra (épisode 1)
Humide et étouffant, tel était l’atmosphère dans le car rapide que Diarra avait emprunté pour rentrer chez elle. Aussi, étant donné la longue distance qui séparait son bercail de l’école, l’étudiante en profitait pour relire les leçons du jour. Ce n’était qu’en reconnaissant une rue de Pikine à proximité de chez elle qu’elle signala au boy son intention de descendre. Comme à son habitude, elle continuait sa route à la marche.
Au bout de quelques minutes, Diarra était arrivée devant son domicile. Elle allait y entrer quand une voix l’interpellait :
« Ah ! Ma fille ! Tu es déjà rentrée ? »

C’était la voix de sa mère. Une grande dame mince aux traits fins. Sa peau était plus foncée que celle de sa fille. Toujours souriante et sociable, Madame Seck, mère de Diarra, savait se montrer sévère et juste avec ses enfants. Elle leur donnait une bonne éducation sans pour autant les emprisonner. Mère et fille étaient très proches, car mère et fille partageaient tout.
En votant l’arrivée de sa maman adorée, Diarra alla vers elle pour l’aider à transporter les provisions.

« Comment vas-tu, Maman ? demanda Diarra.
-Je vais bien ! répondit la mère. Mais je pensais que tu finirais très tard !
-J’ai un emploi du temps aléatoire. Rien à voir avec celui du temps où j’étais au lycée ! »

Les deux femmes discutèrent ensuite de leur journée tout en rejoignant la modeste maison. Cette demeure ressemblait d’ailleurs aux autres de la banlieue : faites de briques et de ciment, intérieurs couverts par des toits métalliques.

Après avoir pénétré à l’intérieur de la maison, Madame Seck et Diarra allèrent déposer les courses dans la cuisine. Tandis qu’elles rangeaient les provisions dans le frigo, Diarra évoque avec sa mère le conseil de classe du semestre passé.

« Je suis vraiment ravie ! s’exclama Madame Seck. Il faut continuer à persévérer dans tout ce que tu entreprends. »

Puis la mère continua à donner d’autres conseils à sa fille sur ses études, mais aussi sur la vie en général. Ainsi, la discussion se poursuivait en même temps que la préparation du diner avant l’arrivée des deux frères aînés de Diarra.
L’aîné de la famille, Seydina, travaillait en tant que mécanicien dans un garage de Thiaroye. Si ce jeune homme svelte au teint clair et arborant la boule à zéro avait choisi cette voie, c’était avant tout par passion. En effet, ses résultats scolaires jugés excellents auraient pu faire penser qu’il poursuivrait de longues études. Que Nenni ! Seydina avait décidé d’entrer dans le monde du travail dès l’obtention de son Bac Technologique, et avec le soutien de toute sa famille. En ce qui concerne le cadet, Oumar, celui-ci poursuivait ses études à la faculté d’informatique. Il en était à sa troisième année. De taille moyenne, forte corpulence et la peau foncée, il avait tout de même avec Seydina et Diarra un point commun : leurs yeux marron clairs qu’ils ont hérités de leur père.
Les deux frères allèrent saluer leur sœur et leur mère, puis Seydina prévint cette dernière de l’arrivée tardive du père.

« Papa m’a dit que nous n’avons pas besoin de l’attendre pour le diner, ajouta l’aîné
-N’empêche qu’il travaille trop ! regretta Madame Seck. Je lui ai pourtant recommandé de prendre un congé. Mais vous connaissez notre patron : c’est une tête de mule !
-Si on peut appeler ça un patron, dit Oumar avant d’ironiser. En tout cas, pour une fois on a un patron qui se soucie de nous ! Pas vrai, Seydi ?
-Mon boss est juste exigent, rétorqua Seydina l’air agacé. Il veut que je fasse du bon boulot, après tout.
-Pour te payer un salaire modeste, compléta le cadet.
-Certes, mon salaire n’est pas généreux. Mais au moins je fais des économies. Et ces économies peuvent m’aider à bâtir ton avenir. En revanche, toi, si tu ne fais pas gaffe avec ta dépense…
-Doucement, vieux frère ! Coupa Oumar. J’ai compris… »

Et ce fût au tour de Madame Seck d’interrompre la conversation :
« Bon ! Ce n’est pas tout ça, mais il va falloir que vous vous douchiez et que vous vous reposiez en attendant le diner. Ça va peut-être vous aider à vous calmer. (S’adressant maintenant à Diarra) Toi aussi va te doucher.
-Mais tu n’as pas besoin de coup de main ? S’enquit Diarra
-Ne t’inquiète pas ! Il ne reste pas grand-chose à faire »

À ses paroles, la jeune fille s’exécuta. Elle se dirigea alors dans sa chambre qui avait la particularité d’inclure une salle de bain.
Après avoir pris sa douche et remboursé ses prières, Diarra rejoignit ses frères et sa mère qui avait déjà sorti le diner.

« Il ne fallait pas m’attendre ! leur dit-elle.
-Je l’ai sorti il y a juste deux minutes, répondit la maman. »

Ensuite, tout en dégustant le repas, tous conversaient au sujet de la journée passée de chacun. Au moment où Diarra parlait du conseil de classe et des remarques sorties, Oumar lui demanda alors si elle n’avait pas eu de problèmes dans sa section, comme il savait qu’elle en était la seule fille.

« Il y a beaucoup de garçons qui sont jaloux de moi, au point de me détester, répondit-elle. Mais je n’accorde pas de grande importance.
-Tu as raison, déclara Oumar après un bref silence où il semblait réfléchir. En tout cas méfie-toi d’eux.
-C’est ce que je fais. De toute façon, je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds.

Madame Seck regardait sa fille avec un petit sourire. La mère savait au fond d’elle que Diarra ne se laisserait pas faire. Beaucoup de personnes pensent que l’étudiante semblait sensible en raison de sa timidité. Mais la maman connaissait sa fille et n’ignorait point la maturité et la lucidité grandissant en elle. De plus, Diarra n’était ni naïve, ni rêveuse. Elle était réaliste. La maman connaissait tout de sa fille, y compris ses faiblesses. Parmi elle, la méfiance. Diarra se méfiait beaucoup, trop même. Elle n’arrivait pas à faire confiance aux autres personnes externes à sa famille, sauf son amie d’enfance Naïma. Il fallait croire que l’étudiante avait peur de prendre des risques, peur de faire les mauvais choix, peur de tomber sur les mauvaises personnes. Mais à un moment donné, pensait Madame Seck, sa fille serait amenée à surmonter cette peur une bonne fois pour toutes.

« Maman qu’est qu’il y a ? demanda cette dernière.
-Rien. Je pensais à quelque chose, répondit la maman »
À cet instant, mère et enfants entendirent la porte d’entrée s’ouvrir, puis une voix forte entonner :
« Bonsoir, tout le monde ! » Il s’agissait de Monsieur Seck, le chef de famille costaud, grand, clair et souriant malgré la fatigue.
« Eh ben, Patron ! Ironisa Madame Seck. Ce n’est pas trop tôt ! Heureusement que tes fils m’ont prévenue.
-J’ai eu une grosse journée, répondit son mari.
-Une grosse journée ou des grosses journées ? fit l’épouse en voulant le taquiner. Bon, viens diner avant que le repas ne refroidisse »

Monsieur Seck ne se fit pas prier pour s’assoir auprès de sa femme et ses enfants pour déguster le plat du soir dans la bonne humeur et l’ambiance bonne enfant.
Cette famille n’était pas fortunée, n’habitait pas une maison luxueuse, ne détenait aucun privilège matériel. Mais qu’importe ! Elle vivait bien en partageant tout, en s’entraidant dans toute épreuve de la vie et en appréciant la simplicité dans tous les sens du terme. Voilà pourquoi Diarra ressentait toujours la fierté d’avoir un père têtu, une mère exigeante et indulgente et deux frères qui se chamaillaient pour un oui ou pour un nom. Oui. Diarra était fière d’être née dans cette famille.


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mifa  x 
La richesse ne fait pas le bonheur dans une famille mais c´est l´entente, l´entre aide, la simplicité et surtout aussi la concertation des membres de la famille qui assurent le bonheurs.
mita  x 
en tout cas rien à dire ca fait plaisir en le lisant tu t y sent merci bonne continuation
Korafola  x 
beau début! famille ne veut pas dire papa maman et enfants mais des personnes qui s´aiment et s´entendent très bien.

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