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La Veuve Noire (Partie 3)
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La Veuve Noire (Partie 3)
 Enregistrer     Par Korafola  |  Ma Bibliothèque  |  12  |  M'inscrire  | 
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La Veuve Noire (Partie 3)
« On passe une moitié de sa vie à attendre ce qu’on aimera et l’autre moitié à quitter ce qu’on aime. » - Victor Hugo

Qu’est ce que c’est l’amour ? Tout le monde en parle, certains se disent le vivre mais qu’est-il vraiment ? Durant les deux semaines suivant ma rentrée en deuxième année d’université, nous avons longuement débattu là dessus. Quand je nous, ce sont les 21 étudiants de mon groupe, excepté moi. L’amour ; voilà bien un chapitre qui ne m’intéressait guère. Il arrivait que je sorte quelques secondes de mes pensées pour essayer de prêter attention à ce que disait le Monsieur qui nous dispensait des cours de ce module ou Professeur Diouf ou Ndour, je ne me souviens plus vraiment. Il n’était pas très grand mais très clair. Il devait certainement être métissé. Il avait beau avoir passé d’après lui 8 ans en tant que professeur en psychologie relationnelle dans l’enseignement supérieur, cela ne l’avait pas aidé à savoir employer un bon français.

Comment avait-il réussi à devenir professeur dans mon université ? Certains de mes camarades de classe se moquaient de lui en insinuant qu’il s’était soit fait pistonné soit recruté à la base d’un curriculum vitae falsifié et sans entretien d’embouche. Je ne m’adonnais pas à ce genre de commentaire et évitais de communiquer avec eux pour me familiariser, mais cela n’empêchait pas de partager leur point de vu concernant Professeur Love. « Ocytocine » était un mot qui revenait souvent dans son discours. Il était certainement entrain de faire passer l’amour pour un dérèglement hormonal. Après tout, la psychologie est aussi une science ; et comme toutes les sciences, elle essaye de donner une explication plus ou moins acceptable afin de satisfaire plus notre désir de rendre accessible un monde inaccessible à notre compréhension.

A un moment de ma vie, j’ai cru à l’amour. J’avais plutôt besoin d’y croire.

Awa avait déménagé quelques mois après la mort de maman. Son père avait décidé du jour au lendemain de refaire sa vie avec la meilleure amie de son ainée, qui avait à peine 19 ans : Ramatoulaye. Cette dernière avait trahi la confiance de toute la famille en échangeant l’amitié et la confiance contre quelques billets que pouvait lui donner un homme qui avait l’âge de son père. La famille avait essayé d’étouffer l’histoire mais Rama n’était pas du genre à se cacher. Elle s’affichait aux bras de son vieux et nouveau mari qu’elle appelait Papa Chéri.

Yaye Fatou, la maman d’Awa n’a pas tardé à faire ses bagages pour retourner dans son Guinée natale pour ne plus avoir à supporter sous son toit et celui de ses enfants les caprices de sa nouvelle coépouse. Ses enfants n’ont pas tardé à le rejoindre. Une semaine après la fin de l’année scolaire, c’était eu tour des enfants Touré de faire leur valise, sous les yeux enchantés de Rama.

En un temps record, elle avait réussi à obtenir de tonton Alassane un appartement luxueux en plein centre ville de Dakar, une voiture et un compte en banque qui lui permettait de faire les boutiques à chaque fois qu’elle le désirait. A croire que l’amour rend idiot en plus de rendre aveugle.

Leur idylle n’a pas durée plus de onze mois. Le train de vie que menait le couple les avait ruiné. Tonton Alassane lui avait demandé de vendre l’appartement puisqu’ils vivaient dans sa maison, de faire des économies et de se trouver un travail, mais ce n’était pas le mode de vie qui lui convenait. Un soir, une violente dispute avait éclatée au sein du couple qui semblait vivre le bonheur absolu ; des verres avaient été cassées et de lourds mots échangés. Le lendemain matin de bonheur, c’était au tour de Rama de partir et d’après ce que je sais, elle n’est plus jamais revenue.

Cette histoire avait commencé à changer mes idées concernant l’amour mais ce n’était rien face à ce que je m’apprêtais de vivre.

Papis ! Voilà le nom que porte la toute première pierre parmi tant d’autres qui ont construites ma désillusion de l’amour.

Quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois à l’entrée de l’université de Dakar, je n’osais même pas imaginer que notre amitié allait laisser place à une histoire d’amour. J’étais en classe de Première quand j’ai été sélectionnée pour représenter mon lycée à un concours de mathématiques.

Il avait repéré mon air soucieux devant la porte principale de l’université. Je n’avais pas la moindre idée sur quel chemin prendre pour me rendre à l’Ecole Supérieur Polytechnique, et je savais encore moins comment allais-je faire pour trouver leur amphithéâtre. Il est venu gentiment vers moi en me disant qu’il était certain que c’était la première fois que je venais à cet endroit.

– Alors quelle est ta destination ravissante demoiselle ? M’avait-il lancé d’un air amusé.
– Ça se trouve où l’ESP ?
– De l’autre coté de la ville ! Dit-il en riant.

Il était le seul à trouver sa réponse drôle mais je m’efforçai de sourire.

– Viens je t’accompagne ; m’avait-il. Et c’était parti pour une longue route qui ne s’était pas terminait à l’entrée de l’ESP.

En quelques 10 minutes de marche, nous avons parlé de nos études et nos objectifs. Je lui avais fièrement révélée que je participais au concours de la Comité Internationale des Jeux Mathématiques et que si jamais je le gagnais, je pourrai étudier dans l’université française que je voulais après mon baccalauréat. Il semblait impressionné mais me certifiait que rien ne valait mieux que des études supérieures en psychologie. Il était passionné de cette science et avait réussi à m’y intéresser avec le temps.

En arrivant à destination, il m’a avait demandé l’heure à laquelle je sortais pour qu’il vienne me chercher. Je ne pensais pas qu’il était sérieux mais il était bien de retour devant la porte, 3h plus tard à m’attendre. Il m’avait proposait de déjeuner avec lui et ses amis avant de me raccompagner jusqu’à chez moi. Il avait précisé qu’une jeune et belle fille comme moi n’avait pas à aller où que ce soit toute seule. J’avais été impressionnée par sa gentillesse et j’ai accepté avec plaisir. Nous avions déjeuné ensemble et une fois de plus, il avait tenu sa parole et m’avait raccompagné jusque devant ma maison. Je n’étais pas douée à faire aussi vite confiance mais il avait quelque chose de spécial. Il m’avoua quelques temps après qu’il avait la capacité d’obtenir tout ce qu’il voulait des personnes et ceci grâce à la psychologie.

C’était un homme assez impressionnant. Il était bien éduqué, cultivé et avait un charme sans limite. Je ne m’étais jamais trouvée ni belle ni attirante avant de le rencontrer. Il avait su me convaincre qu’au-delà de l’image que la plupart des personnes que je connaissais avait de moi, j’étais une femme à part entière, qui méritait d’être considérée en tant que telle. Rapidement, nous nous somme attachés et sans même m’en rendre compte, nous avons commencé à sortir ensemble. Il n’était pas du genre à perdre son temps ; m’avait-il dit. Il n’était pas un saint et avait pleins de défauts qu’il ne prenait pas la peine de cacher mais savait me faire rire de n’importe quelle situation. Le temps passait et je devenais de plus en plus dépendante de lui. Je n’arrivais plus à me passer de lui.

Cependant, plus je m’attachais à plus, plus il s’éloignait de moi. Ses examens devenaient de plus en plus fréquents, ses amis de plus en lus encombrants jusqu’à ce qu’on ne se voyait plus qu’une fois toutes les deux semaines. Cela était peu pour moi mais assez pour que je me rende compte en un matin de Mai qu’il était fort probable que je sois enceinte. Dès mes premiers soupçons je lui en avais parlée. Sur le coup il n’avait prononçait aucun mot et avait raccroché son téléphone. Nous sommes restés une longue et pénible semaine à s’ignorer jusqu’à ce qu’il m’appelle pour me demander qu’on se voit chez lui à l’université. Il voulait que je le rassure sur le fait que je n’allais pas gâcher sa vie en lui faisant un bébé au mauvais moment m’avait-il dit.

A sa grande surprise, je lui assurai que je portais bien son enfant ; notre enfant. Il n’en voulait pas m’avait-il certifié en premier lieu avant de changer d’avis quelques jours plus tard. Je ne savais pas ce qui avait bien pu causer ce changement soudain mais il voulait désormais être papa. Comment-avais-je fais pour en arriver là ? Je n’en avais pas la moindre idée mais je me sentais prête à être mettre au monde un enfant. J’avais peur, très peur, mais je prenais cet enfant pour maman qui revenait parmi nous. Papis m’avait demandé d’en parler à personne le temps qu’il s’organise. « S’organiser ». C’est le mot qu’il avait donné à l’acte qu’il s’apprêtait à commettre. Un après-midi de Vendredi, en dernière heure de cours, je me suis évanouie en classe. Je me suis réveillée quelques heures après aux urgences. L’infirmier qui s’était occupé de moi m’a appris que mon malaise était du aux pilules que j’avais pris pour avorter. « Quelles pilules ? » Avais-je dis avec peine, avant de me souvenir de celles que m’avait donné Papis pour éviter les nausées d’après lui.

– Nous n’avons pas encore réussi à joindre un membre de ta famille mais tu pourras rentrer dans quelques heures chez toi. Mais avant, il va falloir qu’on parle de ta situation disait l’infirmier.

Je l’écoutais mais je pensais à mon bébé. J’avais pensé lui donner le prénom de Maman si jamais s’était une fille. Je ne m’étais rendu compte de rien mais il avait réussi à me faire perdre mon bébé. Mon petit ami avait tué mon bébé, son propre fils.

J’avais la chance d’être seule dans la chambre. J’ai attendu que l’infirmier sorte pour prendre littéralement la fuite. J’étais ce soir là encore seule à la maison et pour la première fois je m’en réjouissais. Si tout ce passait comme d’habitude, il n’allait y avoir personne à la maison tout le week-end et heureusement, ce fut le cas. Je ne demandais jamais à mon père où il passait ses week—ends. Il y avait comme un mur qui s’était érigé entre lui et moi après la mort de maman. Au début il ne mangeait plus à la maison et au final il partait les vendredis soirs et revenait le lundi après le travail.

Le dimanche soir j’ai enfin eu la force de composer le numéro de Papis sans pour autant appuyer sur la touche d’appel ; puis j’ai reposé le téléphone. Nous ne nous sommes pas reparlés jusqu’au jour où je le retrouve dans sa chambre d’étudiant à l’université. Je ne cherchais pas à avoir des explications de sa part, je voulais qu’il réponde de son acte. Je voulais qu’il paye ce qu’il avait fait à mon bébé.


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bellad  x 
Waouh Papis sa se voit qu´il fait de la psycologie c´un vrai roi de la manipulation!!
Lashuana  x 
Wa yéne Papys mome nite la ??? purée les hommes sont pas croyable....
medina8776  x 
alors là, ça ne plaisante pas ! korafola, tu m´as épatée, là je m´incline !
Mouni  x 
Cey adouna papis mi mome kéne khamoul bane khétou nite la mais son papa tamite kéne démoul mou dess
Mouni  x 
Cey adouna papis mi mome kéne khamoul bane khétou nite la mais son papa tamite kéne démoul mou dess
maril  x 
tres belle plume en tt cas moi jadore ta chro mais tu te fais telment rare tu devrait ty lancer un plus réguliéremt dou deugg?
iza  x 
j´aime particulièrement cette chro... tathio

Korafola  x 
papis kagn doywarr la déf! té aka beurri niou mél ni mome si deuke bi! merci à tous les gars! . @Maril deugue la deugue la! niake dkote rék motakh may rare parfois mais j´écris aussi souvent que possible
limaa  x 
papys dou nite !!vivement la suite
mita  x 
en tout cas plus on y va plus j adore ce chro vraiment tres belle plume j aime bien et on sent la diference mais papis mii moom vrai dom************la mais rama moom thiague la déé tamiit sinon courage tu verra ton chemin les hommes moom mooy loolou
cabijou  x 
eh oui encore et toujours HOMME = DECEPTION
annette  x 
quel manipulateur puréééééééééé

1

                                                                                    

                                                                                    
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