Il s’en est allé ! Mon amour m’a quitté !
Oui, IBOU a pris son vol, destination je ne sais où. Je n’ai jamais autant pleuré que ce jour-là.
Avant, je pensais que pleurer pour un homme était un signe de faiblesse. Je ne supportais pas de voir ces filles se morfondre. Mais maintenant je sais ce qu’endurent ces personnes. C’est idiot d’aimer.
Marie, Phily et Binette étaient là, elles me témoignaient leur soutien. Je sais que ça aurait pu être pire sans elles.
Dans deux jours, c’est la rentrée. L’amicale nous a déjà trouvé une chambre. Hé oui, la bande va se reformer.
La veille, nous nous sommes retrouvées Phily, Marie et moi à Claudel. Binette viendra s’installer en début de semaine prochaine.
-MARIE se jetant sur le lit : Ah !! Clau m’avait manqué « way ! »
-PHILY : moi aussi.
Depuis le départ d’Ibou elles faisaient tout pour me ménager. Comme si mes jours étaient comptés, mdr !!
-MOI : ouf ! C’est reparti pour la galère, les cours, les examens…
Même pas deux heures qu’on est à Claudel et Isac débarque.
-ISAC : je suis venu voir si vous êtes bien installées.
Pff ! Tu es venu voir ta chérie oui !
-PHILY : « bah » tu vois on ne se plaint pas !
-ISAC : et toi Fatima, ça va ?
Purée pourquoi il me pose cette question ?? C’est quoi son problème à ce type ? tchiip !
-MOI : parce que ça n’a pas l’air d’aller chez moi ?????
-ISAC : non, excuse je ne voulais pas te frustrer.
Ok, j’avoue que j’ai été assez sèche mais je n’ai pas pu m’en empêcher je vous assure.
-MOI : non, c’est à moi de m’excuser.
Qu’il ne s’attende pas à ce que je lui demande des nouvelles d’Ibou. Même si j’en mourais d’envie je l’admets.
-MARIE à Isac : « Wa Ibou mom » il ne sait pas dire au revoir « khana ? »
Et voilà, la go a lâché la bombe ! mdr !
-ISAC : non dis pas ça Marie. Il a dû partir à la va vite c’est pour ça.
-MARIE : ok !
-ISAC : bon, je vous amène diner.
-PHILY : cool, je meurs de faim moi.
-MARIE : et moi donc.
Elles étaient déjà sur pied.
-PHILY à moi : « boy » t’attends quoi pour te préparer ?
-MOI : je n’y vais pas. Je n’ai pas trop faim.
-ISAC : quoi ? Et tu penses qu’on va te laisser seule ici.
-MOI : ne vous en faites-pas pour moi, je vais en profiter pour dormir un peu.
-PHILY : alors on reste. Isac désolée mais on ne va pas y aller sans elle.
-ISAC : je comprends.
-MOI : ooh Phily c’est bon là, je vous dis que ça va. Vous pouvez y aller je vous assure.
Non, faux, ça n’allait pas du tout.
-PHILY : alors on y va !
La connaissant, elle ne va pas lâcher l’affaire. Donc, je les suis.
-MARIE : tchiip ! Elle aurait dû te laisser là à faire ta meuf alors que tu crèves de faim. Mdr
Celle-là alors, elle sait toujours dire les mots qu’il faut pour détendre l’atmosphère.
Nous sommes allés dans un petit resto sympa pas loin de Claudel. C’était-là où Ibou et moi avions l’habitude de déjeuner. Imaginez ce que je ressens en voyant la chaise devant moi où il s’asseyait.
Isac avait du mal à me regarder dans les yeux. Il était un peur gêné le pauvre. Mais ce n’est pas de sa faute, il n’a pas à s’en vouloir quand même.
Après le diner, il nous a ramené à Claudel. Bien sûr Marie et moi sommes descendues pour laisser les amoureux dans la voiture.
Dès qu’on a ouvert la porte de la chambre, nous sommes tombées sur qui vous savez.
-BINETTE : les goooo !
-MARIE : la folle !!!!
-BINETTE : « Ayow » Tima est là. Petite !! « namonalene trop way ! »
-MOI : loool ! Grande ! Dis-moi, je pensais que tu venais la semaine prochaine ?
-BINETTE : oui, c’est ce qui était prévu, mais vous m’avez trop manqué « way », je n’en pouvais plus d’attendre et puis, nous avons trop de choses à nous raconter. Et Phily ?
-MARIE : avec son Mr à l’entrée.
-BINETTE : hum ! J’aime.
Quelques instants après, elle est arrivée.
C’était parti pour un long bavardage.
-BINETTE : Wa Marie j’ai oublié de te demander, « ani » Gérard ?
-MARIE : il est rentré « yow ! » on se parle régulièrement au téléphone et sur Skype aussi.
-BINETTE : vous sortez ensemble ?
-MARIE : oui !!!
-PHILY : « dinama nekh ! » Et toi Binette, comment va le beau Tidiane ?
-BINETTE: “tchiip, bayilma kokou yow!” (Laisse celui-là) il est là toujours chiant et casse pied.
-MARIE : et c’est pour cela que tu l’aimes, avoues « rek. »
Elles faisaient tout, pour ne pas évoquer l’incident Ibou, c’est l’impression que j’avais. C’est vrai quoi. On a parlé de Gérard, Tidiane, Isac… mais pas d’Ibou. Elles voulaient peut être me ménager. Je prenais part à la discussion bien sûr, avec un simple sourire. Mais je l’avoue, je n’étais pas folle de joie. Binette l’a remarqué.
Binette : et toi Tima, comment tu gères la situation ?
Moi : ça va !
« ca va » c’est ce que la plus part des gens disent quand justement ça ne va pas. On fait semblant d’aller bien alors qu’on souffre le martyr.
-MARIE : pauvre chérie. « Bilahi » ce n’est pas évident « nak. »
-BINETTE : ne t’inquiète pas, tu vas vite l’oublier et avoir quelqu’un de mieux. J’en suis convaincue.
-PHILY : et pourquoi tu veux qu’elle l’oublie ? Qui te dit que c’est fini entre eux deux ?
-MOI : Phily qu’est ce qui te fait croire qu’il y a encore quelque chose entre nous deux ? Binette a raison, il faut que je tourne sa page.
-PHILY : c’est bon, je ne dis plus rien.
-MOI : c’est mieux je crois. Ne vous en faites pas. Je ne vais pas cesser de vivre parce que ce salaud a préféré aller voir ailleurs. Et puis, avec les cours qui vont démarré j’ai vraiment intérêt à me ressaisir.
-MARIE : et nous sommes là nous. Tu verras, on t’aidera. Tu nous connais non ?
-MOI : mdr !! C’est vrai, vous êtes là.
-BINETTE : pas de pleurs « nak » Tima, ah non, je ne permettrai plus que tu verses une seule larme pour mon idiot de parrain. « Niak bopp » qu’il est.
Les premiers mois de classe s’étaient bien passés. Nous avons un emploi du temps hyper chargé. Tidiane et Binette sortaient déjà ensemble, Phily et Isac filaient le parfait amour. Moi, j’étais toujours célibataire et déterminée à le rester pendant un bon moment. Mais c’est sans compter sur les filles qui voulaient me caser coute que coute. Mdr ! Elles ont tout essayé ! Tout !
J’ai eu un malaise un jour à l’école. Des maux de ventre atroces. Un des surveillants et Binette m’ont accompagné à l’hôpital. D’habitude j’ai mal au ventre quand je vois mes règles, mais ça n’a jamais été aussi atroce. J’ai failli tomber en syncope en classe. Une fois à l’hôpital des infirmières ont voulu me piquer, hors de question. S’il y a une chose que je crains, ce sont les piqures. J’ai une peur bleue de cela. Je ne cessais de me débattre. « Ne me touchez pas, je ne veux pas de votre saleté de piqure. » mdr !! « walay » j’ai frôlé la crise d’hystérie.
Alors que je me débattais, un jeune homme est entré dans la salle.
-LUI : qu’est ce qui se passe ici ?
-L’UNE DES INFIRMIERES : ah docteur, merci d’être là. Peut-être que vous pourrez nous aider. Elle refuse de se faire piquer.
-LUI : mademoiselle ?
-MOI en pleurs : donnez-moi des calmants si vous voulez mais je ne me ferai pas piquer.
-LUI : mais il le faut si vous voulez que vos maux de ventre cessent.
-MOI : non, non et non.
-LUI aux infirmières : laisse je m’en occupe.
Hun, s’il pense pouvoir me convaincre avec ses yeux doux, tchiip !
-LUI : bon, je sais que vous avez peur mais je vous promets de ne pas vous faire mal. Une fois que vous l’aurez pris, vous vous sentirez beaucoup mieux.
C’est vrai que j’avais vraiment mal « nak. » « Thiouw ! » Il avait réussi à me convaincre mais j’avais toujours peur.
-MOI : d’accord ! Allez-y !
-LUI: mais il faut que vous vous détendiez sinon je risque de vous faire mal.
-MOI : « ouye !!! »
Il avait fini ! En fin de compte ça ne faisait pas aussi mal que ça ! loool !
-LUI : vous voyez ! C’est fini. Petite peureuse.
L’injection a vraiment fait effet. Je me suis endormie au bout de quinze minutes. Au réveil les filles étaient toutes là.
-MARIE : « wayow » tu nous as vraiment flanqué la trouille. Ça va ?
-MOI : oui ! Beaucoup mieux.
-BINETTE : « wayé » vous avez raté une scène tout à l’heure !! héhéhé !!
-PHILY : qu’est ce qui s’est passé ?
-BINETTE : « Khana » qu’elle a failli tout casser ici de peur de se faire piquer.
-MARIE : tapette !
-MOI : c’est ça oui ! Vous n’étiez pas à ma place « motakh ! »
Isac aussi était là, c’est Phily qui l’a prévenu.
Quelques minutes plus tard le médecin est passé voir comment j’allais.
-LUI : ah, je vois que ça va mieux. Bonjour tout le monde.
-LES FILLES : bonjour.
-LUI : alors, ça va mieux ?
-MOI : oui ! Merci. Je peux partir n’est-ce pas. Je me sens mieux.
-LUI : sûr ?
-MOI : oui, j’ai le tournis certes mais ça va, je n’ai plus mal au ventre.
-LUI: d’accord.
-ISAC au médecin : Malick ?
-LE MEDECIN : …
-ISAC : c’est moi mec, Isac !
-LE MEDECIN : je n’y crois pas !! Isac !! Le revenant !! lol
-PHILY : vous vous connaissez ?
-ISAC : et comment ! Nous avons fait le primaire ensemble tous les deux. Je ne me souviens -même plus du nombre de fois que nous nous sommes bagarrés. lol
-MALICK : ouais ! J’ai failli ne pas te reconnaitre. Alors qu’est-ce que tu deviens, ça fait un bail !
-ISAC : oh je suis là, je bosse dans une boite de la place depuis mon retour au pays.
-MALICK : ah c’est bien ! Le « big boss » quoi ?
-ISAC : ne te moque pas
-MALICK : tu sais quoi, passe-moi tes coordonnées, il faut qu’on se revoie mec.
-ISAC : avec plaisir.
Phily Marie et Binette ne cessaient de les zieuter. Les mecs étaient vraiment contents de se revoir. Je parie même qu’ils ont oublié notre présence. Mdr !
Isac nous a ramené à Claudel. Binette Marie et moi étions à l’arrière. Elle et marie faisaient des messes basses.
-BINETTE : « wayow guiss nguéne khalébi ??? » pépépépé !!
-MOI : bane khalé ??
-MARIE : ouais ouais continue à faire ta sainte. Tu sais bel et bien de qui on parle. J’ai vu la façon dont tu le regardais.
-MOI : oh ne commencez pas s’il vous plait.
-PHILY : de quoi vous parlez ?
-BINETTE : de rien qui te concerne petite curieuse.
Une fois à Claudel, je me suis rendormie assez vite.
Du côté d’ISAC. Il était au téléphone avec IBOU :
-ISAC : alors bro, comment va ?
-IBOU : ça va « ni rek boy ! » Comment ça se passe là-bas ?
-ISAC : bien ! J’étais avec les filles tout à l’heure, Fatima a eu un malaise à l’école.
-IBOU : quoi ??? Qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qu’elle a ? Elle est où ?
-ISAC : du calme lover ! lol ! Elle va bien, elle est rentrée à Claudel.
-IBOU : ok !
-ISAC : tu ne devineras jamais sur qui je suis tombé aujourd’hui ? Malick, tu te souviens, nous étions à l’école ensemble.
-IBOU : je ne me souviens pas.
-ISAC : mais si, le frère de Dieyna !
-IBOU : Ahh ! Ta Dieyna !! mdr !
-ISAC : ouais c’est ça moque toi. Il m’a dit qu’elle est mariée maintenant.
-IBOU : ah c’est bien. Tu sais si Fatima? Tu sais si elle a refait sa vie ?
-ISAC : je ne pense pas franchement. Je ne suis pas sûr. Mais elle a l’air de bien vivre votre rupture à présent.
Quelques jours plus tard, Isac et Malick se sont revus. Ils se remémoraient leurs souvenirs, les moments passés ensemble.
-MALICK : c’était la belle époque !
-ISAC : tu ne crois pas si bien dire.
-MALICK: dis-moi, elle va mieux Fatima?
-ISAC: oui, ca va maintenant.
-MALICK: ok, elle a repris ses cours?
-ISAC: oui oui.
-MALICK: ok! Il faut surtout lui dire de repasser à l'hôpital si les maux de ventre reprenne.
-ISAC: ok je lui dirai.
-MALICK: elle habite Claudel n'est ce pas?
-ISAC : wowowow mec c'est quoi cet interrogatoire?
-MALICK : quoi, je demande juste de ses nouvelles!
-ISAC: ouais c'est ça!
-MALICK : heu... j'imagine qu'elle a quelqu'un!
-ISAC : pourquoi tu me demandes ça ?
-MALICK : par simple curiosité.
-ISAC : hum!
-MALICK: ok je l'avoue qu’elle me plait. Et j'aimerai bien la connaître.
Hum hum hum !!!
Pensez-vous qu’Isac va acceptez de trouver un remplaçant à son cousin adoré ??? lol
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