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Sokhna Diarra (épisode 3)
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Sokhna Diarra (épisode 4)
Sokhna Diarra (épisode 3)
 Enregistrer     Par Medina8776  |  Ma Bibliothèque  |  7  |  M'inscrire  | 
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Sokhna Diarra (épisode 3)
La nuit était tombée au moment où Fifi débarrassait la table du diner servi. Elle alla de suite laver la vaisselle et ranger ce qui traînait de part et d’autre avant de saluer Naïma, Almamy et Daouda. Ce dernier reçu en cadeau un bisou sur la joue. Puis la jeune domestique rentra chez elle. Quelques instants plus tard, Naïma mit Daouda au lit, après que celui-ci se soit préalablement brosser les dents et barbouillé le visage. Une fois le fils couché dans son lit douillet, la mère lui souhaita bonne nuit en lui embrassant le front, et sortit de la chambre en fermant la porte derrière elle. Puis elle redescendit rejoindre Almamy au salon. Tous les deux, assis, se mirent à discuter. Et Almamy remit le diner de Mama sur la table en déplorant les dépenses monumentales investies à cette occasion.

« Moi aussi ça me choque ! bougonna Naïma. Mais que veux-tu ? C’est Mama.

-Quand même ! Maugréa son mari. Il y a beaucoup plus important que ça !
-De toute façon, elle ne pense qu’au matériel. Le reste, pffft.
-Quoiqu’il en soit, étant donné qu’il a été décrété qu’on ira à cette tristement célèbre soirée, le sujet est clos. »

Sur ces mots, il se rapprocha lentement de son épouse avant de l’attirer délibérément vers lui et d’effleurer ses lèvres contre les siennes.

« En ce qui nous concerne, murmura-t-il, il est temps qu’on passe aux choses sérieuses.

-Tiens donc, fit Naïma en le fixant d’un drôle d’air. Tu parles de choses sérieuses alors que toi-même tu ne l’es point. Héééé ! »

Almamy la souleva et la porta jusque dans leur chambre. Ensuite, il la posa sur le lit avant de lui voler un baiser langoureux. Les deux époux allèrent passer une nuit torride.

Pendant ce temps, en plein cœur de Grand Dakar, dans un quartier chic, le voisinage peinait à dormir paisiblement. Et pour cause : une grande résidence, digne d’un palais présidentiel de par sa blancheur, ses décoration en or massif et sa superficie monumentale, émettait la voix criarde et perchée de Mama Gomis. Celle-ci reprochait à son époux, Mr Malick Bah, de ne pas s’investir assez dans ce qu’elle entreprenait, notamment la soirée qu’elle organisait et qui allait avoir lieu le samedi suivant.

« Pourquoi faut-il toujours que je te supplie pour obtenir ce que je veux ? réprimanda Mama

-Je n’ai rien contre tes projets, répliqua Malick d’un ton neutre. Simplement, cela va nous coûter une fortune. Or, je souhaite faire des économies pour construire une maison…

-Tu en as déjà trois, coupa sèchement sa femme. Qui plus est, cette soirée, je la fait pour ta mère qui n’a cessé de tout faire pour notre bien-être »
Notre bien-être, ou le tien ? se disait-il avant de se lever pour se coucher. À la suite de quoi, la femme dotée d’une forte corpulence lui rappela pourquoi elle avait accepté de l’épouser :

« Tout ce que j’attends d’un mari est qu’il m’offre le plus grand confort qu’il soit et qu’il m’entretienne comme il se doit. Pour cela, il doit en avoir les moyens financiers : ce qui, me semble-t-il, s’avère être ton cas. Alors pourquoi ai-je l’impression que tu le fais à contrecœur ? termina Mama »

Cependant, aucune réponse ne sortit de la bouche de cet homme au physique médiocre et sans caractère. De toute évidence, Malick n’aimait personne et ne détestait personne. Il donnait l’impression de ne rien ressentir. Tout lui était complétement égal. Même le mécontentement des syndicats d’une grande enseigne industrielle dont il était un des hauts responsables. Malick avait ainsi accumulé une immense fortune grâce à cette notoriété, et ceci lui avait permis de bâtir 3 grandes maisons : l’une d’elles se trouvait en Casamance, sa région natale. Mama, elle, trouvait Malick vraiment laid, mais elle ne s’intéressait qu’à son compte en banque. Pourtant, la famille de cette dernière appartenait à la classe aisée. Mama voulait tout de même plus. Et en se renseignant davantage sur le compte en banque bien garni de Mr Bah, elle avait ainsi décidé qu’elle l’épouserait et qu’elle aurait tout le confort dont toute femme de la grande bourgeoisie avait besoin. Depuis leur union, Mama ne cessait de harceler Malick pour toutes dépenses utiles et inutiles (la plupart étant inutiles), le menait et le dirigeait comme bon lui semblait en se montrant agressive, exigeante et tyrannique. Dans le couple, la femme commandait et l’homme n’avait qu’à exécuter les ordres de sa compagne ! Telle était la devise adoptée par Mr et Mme Bah.

Alors que Mama continuait de sermonner Malick, celui-ci rejoignit sa chambre où il y resta pour le restant de la nuit. Pendant ce temps, dans une pièce faisant office d’une salle de surveillance vidéo, deux vigils jouaient aux cartes autour d’une petite table, tandis qu’un autre observait les images émises par les caméras de surveillances installées à l’intérieur comme à l’extérieur de la résidence. En fait, Mama était devenue paranoïaque en raison de l’accroissement des vols et cambriolages en tout genre. Elle avait alors imposé à Malick le recrutement d’agents de sécurité et l’emplacement des caméras de surveillance dans tous les coins et recoins de la maison. Si placer des équipements de sécurité semblait prendre peu de temps, employer des vigils avait fallu 3 à 4 semaines puisque ceux-ci devaient répondre aux critères de sélection en rapport avec la sécurité.

C’était le cas pour les trois agents, vêtus chacun d’un costume noir avec la cravate assortie. L’un des deux vigils jouant aux cartes leva alors son regard vers celui qui surveillait les écrans.

« M’baye ! lui dit-il. Je prends le relais »

Le dénommé M’baye, dont le prénom était Samba, hocha la tête avant de se lever et d’échanger sa place avec celle de son collègue, Gontran Baldé.
Samba était très grand et avait une corpulence solide qu’il devait à la pratique des arts martiaux depuis ses 15 ans. Cet homme âgé de 28 ans bavardait très peu et ne souriait guère. Introverti, discret, mystérieux, inébranlable : voici comment l’on pouvait décrire Samba, dont le regard demeurait sombre. Le seul point commun qu’il avait avec ses deux acolytes, Gontran Baldé et Abou Dieng, était le sérieux que tous les trois démontraient dans leur mission. En effet, Gontran et Abou allaient facilement vers les autres, à l’inverse de Samba. Ce dernier, après avoir cédé sa place à Gontran, jouait désormais quelques parties avec Abou.

En entamant, une énième d’entre elles, les deux agents évoquèrent avec Gontran la soirée que Mama organiserait la semaine qui suivait. Ce dernier fit alors part de ses impressions :

« Si vous voulez mon avis, il y aura plus d’invités qu’on ne le croit.

-En gros, on aura du pain sur la planche, ajouta Abou.
-Il va falloir qu’on se montre vigilants, souligna Gontran. Et aussi qu’on garde l’œil ouvert jusqu’au bout.
-Ce sera pas évident, soupira Abou. Mais ça ira. »

Abou émit un silence avant de reprendre en s’adressant, d’un air étonné, à Samba :

« Tu n’as pas l’air de stresser toi ! Je donnerais chair pour savoir comment tu fais pour paraître aussi calme alors qu’une grande réception approche à grand pas !

-Ce n’est pas parce que je parais calme que je ne suis pas anxieux, répondit Samba. Je suis tout aussi angoissé que vous deux, mais je ne le montre pas.

-N’empêche que Dieng et moi, nous t’envions chaque jour de plus en plus, déclara Gontran. Bien sûr qu’un vigil doit se montrer impassible dans ses heures de travail. Mais toi tu l’es 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ! franchement je me demande si tu n’as pas un secret.

-Un secret ? fit Samba. Non. Je dirai plutôt que j’ai une vie après celle d’agent de sécurité que je mène. Il en va de même pour tout le monde.

-C’est vrai, acquiesça Abou. Chacun et chacune de nous tous en tant qu’être humain a une vie après le boulot.

-Pas Mr Bah, trancha Gontran en grimaçant. Lui, même en rentrant chez lui, il ne pense qu’au travail. D’ailleurs, pour ce qui est de la soirée organisée à l’occasion du retour de sa mère, il n’a pas du tout l’air ravi.

-Bah, fit Abou. Si ce n’était que ça…

-Que veux-tu dire ? questionna Gontran, les sourcils légèrement froncés.

-C’est plus le fait de devoir dépenser autant de fric qui ne le rend vraiment pas enthousiaste.

-Normal ! maugréa Samba. Madame veut que Monsieur dépense tout azimut : c’est ce que Monsieur fait. Mais que veux-tu qu’on y fasse, Dieng ? C’est pas nos oignons !

-M’baye a raison, ajouta Gontran. De toute façon, ce qui est fait est fait. La soirée en question aura lieu. On agira comme on devra agir. Point Barre. »
Après quoi les trois vigils décidèrent de changer de sujet qu’ils tinrent pendant un bon quart d’heure, avant la venue du gardien. Celui-ci leur signala qu’ils pouvaient tous les trois rentrez puisque Mr et Mme Bah étaient allés se coucher depuis un bon moment. Toutefois, Gontran décidé qu’il allait rester et ses deux collègues eurent donc rangés les cartes, puis lui saluèrent et lui souhaitèrent bon courage avant de quitter la pièce.


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Credit Photo : Idversion (lasenegalaise.com) / © 123RF Stock Photos

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Mouni  x 
Mr Bah nékk le grand dur au boulot et l´homme à tout faire à la maison
Meriem  x 
Soirée bi naroul yombeu daal... Pauvre Mr Bah!
Lashuana  x 
mane dé gardien yi diakhale négne ma diow patron yi rek !!!! mama mome déféna normaloule
Mamy Colo  x 
@Lashuana lolou rek laniou fi néké niok bonne yi nio yam netali rek laniouy def....mama mom dou niteu
minoche  x 
hummm yalla na yalla mousseul go yi si jiguen bou melni mama
mita  x 
walahi pauvre de mr Bah maako yeureum yéén passivité moom j n comprend pas nouko goor meuné bou dé deuguela Mama na déf gnou guiss aka rissssssssssssssssss
medina8776  x 
@mouni , LOL & re-LOL. et en plus t´as raison à son sujet !

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