Dans les études, la vie professionnelle, les loisirs, en amour ou à tous les carrefours de notre vie, il faut sans cesse choisir, s'orienter, décider. Car savoir prendre de petites décisions, c'est préparer les grandes. Mais comment faire le bon choix au bon moment ?
Prendre du recul dans un lieu calme
Les crises, les moments intenses ou les circonstances extraordinaires peuvent nous pousser aux grandes décisions. Pourtant face à un choix à faire, petit ou grand, il est plutôt conseillé de ne pas agir sous le coup de l'émotion. Si vous traversez une crise, laissez donc passer la tempête, et prenez du temps pour réfléchir posément. Trouvez un lieu calme, profitez d'un temps de vacances ou d'un week-end pour réfléchir aux chemins qui s'ouvrent à vous. Mettez-vous dans les conditions qui vous permettent de faire un choix serein.
Donnez-vous aussi le temps qu'il faut, en fonction de l'importance de l'enjeu. Vous avez seulement 48 heures pour choisir entre deux offres de boulot ? Utilisez à fond ces deux jours pour vous concentrer sur votre choix, vous informer, éventuellement prendre des conseils sans hésiter à annuler les activités qui pourraient vous disperser. Remettez à plus tard la copine bavarde et stressante, ou la recherche de votre destination de vacances.
Envisager toutes les solutions, s'informer à fond
C'est le moment d'analyser les diverses options qui s'offrent à vous. Commencez par rassembler l'information qui pourrait vous manquer. Faute de ce travail, des bacheliers s'embarquent chaque année dans des études dont ils ne connaissent à peu près rien... et qui ne leur conviendront pas.
Soyez donc le plus concret possible. Vous hésitez entre deux stages ? Renseignez-vous sur les entreprises, le contenu précis de chaque stage, recueillez des témoignages d'autres stagiaires.
Les méthodiques et les visuels aimeront répartir en deux colonnes les avantages et les inconvénients de tel ou tel choix. Certains ont besoin de verbaliser les choses et de trouver une oreille attentive, un proche à qui exprimer leurs questions et leurs hésitations. On peut prendre aussi plusieurs avis auprès de personnes compétentes, mais attention aux conseils qui pourront vous être donnés : votre choix doit rester personnel c'est-à-dire adapté à votre personnalité, votre parcours, vos qualités et vos fragilités. Ne laissez personne choisir à votre place (par exemple vos parents pour un choix d'orientation) !
Poser la bonne question
Si vous n'arrivez pas à vous décider, c'est peut-être que vous vous posez trop de questions à la fois. Avantages et inconvénients se mêlent et s'entremêlent et plus vous y pensez, moins vous y voyez clair. Pour parvenir à trancher, et surtout pour faire le "bon choix", vous devez vous poser la bonne question qui consiste à chercher votre désir le plus profond.
La bonne question est en effet le fil rouge qui vous aide à trouver, logiquement, la bonne réponse. Pour des choix importants (couple, travail), demandez-vous quel est votre objectif de vie, vos valeurs profondes, les choses auxquelles vous tenez le plus. Pour un job, revenez à l'objectif professionnel que vous poursuivez depuis des mois ou des années. Puis envisagez à nouveau toutes les voies qui s'ouvrent... Vous sentez alors que l'une d'elle s'accorde mieux que les autres à votre désir central. C'est là-dessus qu'il faut vous appuyer pour faire votre choix.
Vérifier que l'on fait le bon choix
Comment savoir si ce choix est bon ? Après la tension qui a précédé, vous ressentez, souvent, comme un apaisement. Vous vous sentez légèr(e), presque joyeux(se).
Ceci ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus car la décision n'est pas forcément simple à mettre en oeuvre et il peut demeurer des inconvénients et des inconnus dans votre choix. Mais ces aspects sont secondaires, car ce qui compte, c'est que votre désir, votre projet, votre idéal profond vont avancer et commencer à se réaliser sur ce chemin que vous prenez.
Passer aux actes pour mettre en oeuvre son choix
A ce stade, certains peuvent encore hésiter ou être tétanisés par la peur de se tromper. Il faut pourtant accepter cet inconnu, car un vrai choix implique forcément un changement, il apporte une part de nouveauté, donc de stress.
Pourtant, cette nouveauté est bonne : elle ouvre d'autres horizons, permet d'avancer, de s'affirmer, de construire sa vie... Si la décision a été bien mûrie, il serait donc dommage de rester scotcher dans les starting blocks. Ne vous dites pas non plus que "les choses se feront toutes seules avec le temps" : c'est vous l'acteur de votre vie, pas le temps !
Il se peut aussi que le choix ne donne pas ce qu'on en attendait, que le nouveau travail choisi ne réponde pas tout à fait à vos attentes. Cela ne veut pas dire que le choix de départ était une erreur, mais il est parfois nécessaire d'ajuster ou de confirmer le choix par de nouvelles petites décisions. En fait, on n'en finit jamais de faire des choix !
Pour apprendre à faire des choix
Exercez-vous d'abord à faire de "petits" choix, car l'habitude des petites décisions aide à prendre les grandes : plutôt que de décider au dernier moment de ce que vous ferez le samedi soir, organisez-vous plusieurs jours à l'avance, débarrassez-vous de la peur de rater quelque chose en ne disant ni oui ni non à personne.
Apprenez à dire non lorsque quelque chose ne vous convient pas. Si vous vous croyez toujours obligé de dire oui, vous n'apprenez pas à exercer votre liberté, et vous ne saurez pas faire les choix qui vous conviennent.
Ne vous dites jamais que vous n'avez pas le choix. En toute situation subie, maladie, échec, vous pouvez toujours exercer une part de choix : vous êtes malade, oui, mais vous pouvez choisir d'occuper votre temps à l'hôpital de telle ou telle façon. Vous n'avez pu réussir votre examen, mais vous pouvez choisir une autre voie. Choisir, c'est ouvrir de nouveaux possibles pour votre avenir, c'est vivre.
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