Le groupe dont vous faites partie propose quelque chose qui ne vous emballe pas vraiment. Vous vous sentez mal, mais comment dire non ? Plusieurs types de comportements peuvent permettre de résister à la pression du groupe.
Trouver des alliés
Le fait de ne pas être seul va augmenter votre capacité de résister à la pression. Prenez donc à part une personne que vous connaissez mieux et avec qui vous êtes à l'aise, et dites-lui spontanément le fond de votre pensée, puis proposez-lui de vous accompagner : « J'ai pas envie de rester à cette soirée, le plan proposé ne me convient pas. Tu n'as pas envie d'aller faire un tour ailleurs ? ». Si vous vous trouvez un ou une deuxième alliée, c'est encore mieux. Vous êtes ensuite plus forts pour annoncer votre décision : « Nous, on va s'en aller ».
Faire le perroquet ou le disque rayé
On vous interpelle pour vous entraîner, mais plutôt que de vous lancer dans des justifications maladroites, vous répéter la même réponse avec détermination... « Ça ne me dit rien, merci, ça ne me dit rien, merci »... Immanquablement, les autres se fatiguent et la pression retombe. On vous laisse tranquille, et vous pouvez peut-être vous éclipser.
Inverser les rôles
On vous questionne et on vous met la pression ? «Mais pourquoi tu viens pas ? T'as peur de venir ?... » Plutôt que de vous laisser menacer et questionner, vous inversez les rôles, vous vous mettez à questionner l'autre sur son comportement sans toutefois l'agresser : « Et toi, pourquoi t'y vas ? Tu n'as pas peur de prendre le volant ? Tu penses que tu vas t'amuser davantage en faisant cela ? Tu n'as pas peur de... » S'ils se sentent déstabilisés, il y a de fortes chances pour que les autres cherchent une autre cible.
Trouver une excuse
Si vous êtes timide, c'est encore une façon pratique de se tirer d'un mauvais pas. Mais prenez la peine de trouver une excuse plausible, et jouez-la avec détermination, comme un vrai comédien. « Désolé, je viens d'avoir un coup de fil, ma mère a eu un malaise, il faut que j'y aille...» « Ah c'est idiot, c'est juste le jour où je fête l'anniversaire de ma copine »... N'ayez pas l'air de demander aux autres leur autorisation, ou de vous excuser mais prenez un ton ferme. Votre portable peut aussi vous rendre pas mal de services : vous pouvez recevoir un SMS urgent... « Désolé, j'ai un message urgent »... On peut aussi vous l'avoir volé « Excuse-moi, j'ai l'impression qu'on m'a volé mon portable » ! Ce qui vous permet de « sortir du film » et de vous éclipser...
Proposer une autre solution ou un compromis
Vous ne voulez pas passer le weekend avec ce groupe d'amis, mais plutôt que de dire uniquement non, balayez la proposition en refaisant une autre qui vous mette plus à l'aise : « Le weekend pour moi c'est mort, mais si vous voulez on pourrait prévoir une séance de thé le weekend d'après »... Ainsi vous relancez la balle dans le camp des autres.
Tourner les talons
Quitter les lieux est souvent la meilleure façon de ne pas se laisser entraîner si l'on sent que la pression va être trop forte. D'accord, c'est un peu une fuite, mais attention à ne pas vous culpabiliser à tort : si vous partez, ce n'est pas que vous « laisssez tomber » les autres, c'est tout simplement que vous ne vous sentez pas respecté(e), n'inversez pas les rôles. Le départ est mille fois préférable à la compromission et c'est parfois la seule solution réaliste pour se tirer d'un mauvais pas. Là encore, inutile de vous justifier. Partez vite et discrètement. Vous pourrez toujours rappeler le lendemain en vous excusant. Conséquence : quand vous sortez en groupe, il est toujours mieux d'être autonome et de pouvoir partir quand on le veut en cas de problème. Si vous n'avez pas de moyen de déplacement, venez avec un allié prêt à vous raccompagner, ou téléphonez à quelqu'un qui puisse venir vous chercher.
Changer de groupe ?
C'est peut-être la dernière solution à envisager si vous vous sentez toujours en porte-à-faux avec le même groupe. Exemple : vous avez décidé d'arrêter de fumer et vous voulez vous remettre au sport mais voilà, vos potes n'en sont pas là... Reprenez contact avec d'autres amis qui eux sont fans de football... Sans vous fâcher, créez-vous d'autres contacts, changez vos (mauvaises ?) habitudes. Vous n'aurez plus à dire « non », mais « désolé, je ne suis pas libre, j'ai autre chose ». |