« L’utilisation des cauris comme moyen de divination ne fait pas de moi une païenne »
Kiné, est une jeune dame qu’on ne présente plus dans le quartier ou elle habite grâce à ses dons de voyance. Cette jeune célibataire, subvient aux besoins de sa famille et de ses amis grâce à ses cauris. Selon elle, c’était soit les cauris ou la mort. Cette voyante refuse systématiquement l’assimilation des cauris au paganisme.
« On va dire que je m’appelle Kiné, je suis sénégalaise. J’ai commencé à utiliser les cauris lorsque j’avais 20 ans. Lorsque je suis né la famille de ma mère disait à celle-ci qu’on m’avait échangé que je suis un enfant de djinn vu la couleur de mes yeux (elle ouvre grand les yeux) et ma façon de me comporter. J’étais violente, je ne parlais pas beaucoup, je brulais tous ce qui m’entourait comme on habitait dans la maison de mon grand père le mot d’ordre pour toute la famille c’était de ne pas laisser trainer ni d’allumette ni de couteau. Ma mère que Dieu ai pitié de son âme m’a amener dans tous les coins et recoin du Sénégal pour me soigner. Ce n’est qu’à l’aube de mes 20 ans que j’ai commencé à faire des rêves étranges : un enfant, toubab me réveille tous les soirs et me donne des cauris, le matin lorsque je me réveille je retrouve les mêmes cauris soit sous mon oreiller ou dans mon armoire. A chaque fois, j’en parle à ma mère qui en bonne croyante me dit de jeter les cauris de prier et de demander pardon à Dieu car cela était l’œuvre de Satan. Comme dans la maison il y avait une école coranique on faisait un récita de Coran tous les mois pour moi. Mais à chaque fois le scenario se répétait, j’ai commencé à tomber malade et à délirer en criant que je devais prendre ces caris parce qu’ils m’appartiennent sinon on allait me tuer toute ma famille croyait que j’étais possédée. On m’amenait voir les marabouts qui me donnaient des talismans mais je revoyais toujours l’enfant avec ses cauris. Avec une de mes grandes sœurs on est allé dans un village, à la frontière entre le Sénégal et la Gambie, voir un marabout qui a prié pour nous et m’a demander de prendre les cauris et de consulter que c’est la volonté divine. Il ajoute que je pourrais même mourir si je refusais de prendre les cauris. Et je ne regrette pas d’avoir suivi son conseil car depuis que j’ai commencé je rends grâce à Dieu, je règle les problèmes de beaucoup de personnes qui viennent vers moi. Pour les personnes qui jettent le discrédit sur ceux qui utilisent les cauris c’est à Dieu de les juger. Je fais parti de la lignée d’un marabout, ici au Sénégal et partout ailleurs il n y a pas plus musulmans que moi je pris régulièrement, je maitrise le Coran, j’aide mon prochain et je ne me mêle pas des affaires des autres. Maintenant pour ce qui est de qui va aller au paradis ou non, ou quelle prière est accepté ou non il n y a que Dieu qui peut le savoir ».

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